Presqu'un an jour après jour après la faillite de la banque Lehman Brothers, le président américain Barack Obama a mis en garde Wall Street où il tenait un discours devant de hauts dirigeants de la finance sur une nouvelle réglementation du système financier. Il a prévenu qu'il ne permettrait pas un retour aux "comportements inconsidérés" et aux "aux excès incontrolés" qui ont contribué à la crise financière.
Le président américain Barack Obama a reconnu lundi que Washington et Wall Street s'étaient rendus coupables d'une "défaillance collective du sens des responsabilités" dans la crise financière des derniers mois. M. Obama a déploré que "malheureusement, certains, dans le secteur financier, se trompent dans la lecture du moment présent". "C'est une défaillance collective du sens des responsabilités à Washington, à Wall Street et à travers toute l'Amérique qui a conduit au quasi-effondrement de notre système financier il y a un an", a-t-il dit.
"Au lieu de tirer les leçons (du dépôt de bilan) de Lehman et de la crise dont ils n'ont toujours pas fini de se remettre, ils choisissent de les ignorer", a-t-il dit. "C'est pourquoi je veux qu'ils m'entendent: nous ne reviendrons pas à l'époque des comportements inconsidérés et des excès incontrôlés qui sont au coeur de cette crise, quand trop de gens n'étaient motivés que par le goût des marchés vite expédiés et des primes juteuses", a-t-il dit.
Le président américain Barack Obama a appelé lundi les dirigeants des pays développés et des grandes économies émergentes (G20) réunis la semaine prochaine aux Etats-Unis à réformer de manière "énergique" les règles du système financier mondial.
G20 et bonus
Dans la perspective du G20 de Pittsburgh (24-25 septembre), M. Obama a jugé "essentiel de réformer ce qui ne va pas dans le système financier mondial, un système qui lie entre elles les économies et qui propage aussi bien les bénéfices que les risques". "En même temps que les Etats-Unis réforment de manière énergique leur système réglementaire, ils s'emploieront à faire en sorte que le reste du monde fasse la même chose", a-t-il dit dans un discours à deux pas de la Bourse de New York devant de hauts dirigeants de la finance
Le président Barack Obama a pressé lundi les établissements de Wall Street d'agir sur la question des primes exorbitantes versées à leurs dirigeants sans attendre que les parlementaires américains ne légifèrent. "Vous n'avez pas à attendre davantage pour soumettre les primes de vos plus hauts dirigeants au vote des actionnaires. Vous n'avez pas à attendre qu'une loi soit adoptée pour réformer votre système de rémunération et faire en sorte qu'on soit récompensé pour ses performances à long terme, et non plus pour des bénéfices à courte vue", a-t-il affirmé.
















