Nicolas Sarkozy a confirmé, mardi 25 novembre, à Valenciennes l'extension du dispositif des contrats de transition professionnelle (CTP), qu'avait annoncé le chef de l'Etat à Rethel, dans les Ardennes, lors de son discours pour l'emploi. Expérimenté depuis 2006, le contrat de transition professionnelle va être étendu de 7 à 25 bassins d'emplois particulièrement touchés par la crise économique. "Nous faisons plus que tripler le nombre de bassins qu'on prend, c'est considérable, et je suis prêt à aller beaucoup plus loin encore", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Parmi les nouveaux bassins bénéficiaires du CTP, le chef de l'Etat a cité Sandouville (Seine-Maritime), siège d'une usine Renault particulièrement touchée par la crise, et la région du Niort (Deux-Sèvres), siège de la société de vente à distance Camif qui vient de faire faillite.

Saluant un dispositif "qui marche", le chef de l'Etat a demandé aux partenaires sociaux, dans le cadre de leurs négociations sur l'assurance chômage, de s'en inspirer pour le reste du territoire. "J'attends des résultats, vite, parce que la crise est grave et que la France doit être réactive", a-t-il lancé.

Activité partielle ou chômage partiel?

En plus du CTP, le président de la République a également annoncé sa volonté de faciliter le recours au chômage partiel, qu'il a préféré appeler "activité partielle", jugeant que c'était "plus valorisant". De nombreuses entreprises françaises, notamment dans le secteur automobile, ont multiplié les mesures de ce type ces dernières semaines pour faire face à la baisse de leur activité.

Nicolas Sarkozy s'est ainsi prononcé pour le relèvement du plafond des heures de chômage partiel autorisées, proposant de les faire passer "de 600 à 800 voire à 1.000 dans les secteurs les plus en difficulté". "Je pense qu'on doit porter de quatre à six semaines la durée consécutive d'activité partielle" a-t-il également souhaité. Le chef de l'Etat a également jugé "urgent de relever le montant minimum de l'indemnisation" du chômage partiel "pour la porter au niveau du Smic" et demandé aux partenaires sociaux "d'augmenter le taux de prise en charge des rémunérations perdues qui n'est aujourd'hui que de 50%".

"L'activité partielle, c'est préférable au chômage total", a justifié à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy.

Sur la formation professionnelle, également en cours de négociation, il a brandi la menace d'un projet de loi si patronat et syndicats ne parvenaient pas à un accord "ambitieux" avant la fin de l'année. Le chef de l'Etat a enfin confirmé qu'il présenterait "d'ici moins de dix jours" un plan de relance "assez massif" de l'économie visant notamment les secteurs de l'automobile et du bâtiment.