En déplacement à Réthel dans les Ardennes, Nicolas Sarkozy a annoncé ses mesures en faveur de l'emploi, troisième étape du gouvernement face à la crise, après le plan pour les entreprises et celui pour les banques. Voici des extraits de son discours:
Contrats aidés
"Pour les salariés les plus en difficultés, il y a des contrats aidés dans le secteur non marchand. 60.000 contrats supplémentaires sont prévus pour 2008, je veilleirai à ce qu'ils soient au rendez-vous et je demande au gouvernement d'augmenter à 330.000 le nombre d'embauches dans ces contrats dans le projet de loi de finances pour 2009, soit 100.000 de plus que ce qui était prévu".
"Mais je ne veux pas que, comme on le fait depuis des années, on renvoie à la fin du contrat les personnes à la case départ, le RMI ou le chômage. Je demande donc à Laurent Wauquiez de préparer un plan d'action et de veiller à ce qu'une véritable offre de services soit destinée aux bénéficiaires de contrats aidés, en cours même de contrat, pour leur donner le maximum de chances d'obtenir à la sortie un emploi dans une entreprise. Actuellement, lorsqu'à l'issue de leur contrat ou de leur mission, ils se réinscrivent comme demandeur d'emploi, ils ne sont reçus qu'après 4 mois. je veux un suivi précoce qui permettra de leur proposer immédiatement une formation ou une offre d'emploi.
Contrats de transition professionnelle
"Pour les restructurations inévitables, la convention de reclassement personnalisée existe. Mais ca ne marche pas, je le dis clairement. En revanche, il y a le contrat de transition professionnelle qui offre aux salariés des PME une allocation du chômage plus longue, 80% de l'ancien salaire. Les premiers résultats sont bons sur les 7 sites expérimentaux." Le CTP, nous allons l'étendre aux bassins d'emplois les plus touchés. C'est cher mais moins cher que d'avoir des gens au chômage."
"Et nous allons donner une solution à chaque licencié économique. Je n'ai pas été élu pour dire comme Jospin, "on n'y peut rien". Moi je veux me battre pour qu'on apporte des solutions à chacun. Je travaille du lundi au dimanche, partout dans le monde et je veux me battre pour vous, pour apporter des résultats. Je n'ai pas le droit de me replier sur une stratégie unique alors qu'on est face à des événements qu'on avait jamais vus. Nous ne laisserons personne sur le bord du chemin mais je dis à ceux qui veulent s'en sortir qu'il faut travailler et que ca sera dur."
Une sécurité sociale profesionnelle
Nicolas Sarkozy appelle à "une sécurité sociale profesionnelle". "Il s'agit de mieux sécuriser les parcours professionnels et de proposer des solutions immédiates et concrètes aux situations difficiles. Il faut éviter les ruptures dans le parcours professionnel. Perder son emploi n'est pas un drame si on peut en retrouver un après. Une des clés sera la formation professionnelle, ainsi on pour assurer la mobilité sociale pour ceux qui ont le plus de difficultés. Je veux m'engager sur la qualité des formations porposées. Il faut rendre les financements plus transparents. Avec un engagement clair de chacun de partenaires: Etat, collectivités et entreprises. Les décisions seront prises avant la fin de l'année. Il faut réformer le système de formation professionnelle."
Pôle emploi
"La fusion ANPE-Assedic est essentielle. Il s'agit d'offrir un service plus performant, plus humain, plus personnalisé. Il faut en finir avec la course d'obstacle de recherche d'empli. dès l'été prochain, il ne doit exister que des guichets uniques. Dès septembre prochain, l'entretien unique doit être généralisé."
"Je soutiens les mesures proposées par les partenaires sociaux. Je souhaite qu'on envisage une fllière unique de l'indemnisation du chômage. Passée 6 mois de cotisation, chacun pourra acculmuler des droits. Nous ferons le point sur ces questions (de négociations sociales), ainsi que l'avancement des négociations conventionnelles, à l'occasion d'une réunion que j'organiserai avec les partenaires sociaux dans un mois, et qui sera notre feuille de route pour les mois et l'année à venir". "Au cours de cette réunion seront également examinées les propositions que formuleront les syndicats et le patronat, ainsi que toute autre initiative contribuant à cette mobilisation pour l'emploi". "Je veux en effet que le gouvernement mène à bien ces changements en lien étroit avec les partenaires sociaux".
Travail le dimanche
"Il faut libérer le travail. Sur la base du volontariat, le travail le dimanche doit être rendu possible. Une proposition de loi a été préparée, les parlementairses doivent s'en saissir sans tabou. Pour que la France soit le pays le plus compétitif."
"Le travail dominical, c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus, et les autres pays le font. Nous sommes le pays du monde qui reçoit le plus de touristes. Est-ce qu'il est normal (...) qu'on dise que tout doit être fermé le dimanche? Je vous assure, ça fait drôle quand on vient de l'étranger!"
Réponse à la crise
"Je pense qu'on ne va jamais assez vite. La crise doit nous amener à travailler plus vite. Je demande aux syndicats de conclure leurs travaux au plus vite. On n'a pas le temps. Mon devoir c'est de protéger les Français et d'armer l'économie française face à la crise."
"On ne sortira pas de la crise en restant frileux. On s'en sortira à faisant de l'investissement, en mettant en palce une sécurité sociale professionnelle, en travaillant plus, en protégeant les salariés. Et on ne laissera personne sur le bord du chemin. On ne laissera tomber personne qui veut s'en sortir."
Les mesures précédentes
"Il n'y aurait pas eu de plus grande erreur que de laisser le marché bancaire s'effondrer. Car l'argent des banques, c'est le vôtre, c'est votre épargne. La paralysie du système bancaire signifiait la paralysie de l'économie. Nous ne pouvions pas attendre que la finance entraîne l'économie au fond du gouffre. Nous ne pouvions pas ne pas agir."
"Pourquoi aider les banques et pas les PME?se demandent certains. Le plan voté à l'assemblée est fait pour les PME, les salariés. Les seuls bénéficiaires de ce plan ce sont les entreprises et les ménages à qui les banques prêtreont de nouveau. Les banques devront payer les prêts.
"Le fonds stratégique d'investissement pourra apporter des fonds aux entreprises en difficultés. Ma plus grande crainte est qu'une réduction du crédit mette en dangers des entreprises saines."
"Après cette première étape, il a fallu protéger les investissements, pour préparer l'avenir. J'ai choisi d'investir dans l'investissement", a déclaré Nicolas Sarkozy avec l'exonération de la taxe professionnelle sur l'investissement et le fonds d'investissement stratégique "qui apportera des fonds propres au entreprises. Ces plans visent à soutenir l'emploi selon le chef de l'emploi. C'est pour l'emploi que nous avons mis en oeuvre ces plans. Il faut traiter d'abord les racines économiques du problème. Si notre économie n'investissait plus, nous aurions des entreprises en cessation de paiement et moins d'emplois".





















