Le Liechtenstein s'est dit prêt mercredi 18 février à étendre sa coopération avec l'Union européenne sur la fraude fiscale, la principauté voulant mettre un terme à son image de "paradis fiscal", selon un communiqué de presse.
Le Premier ministre élu Klaus Tschütscher, qui prendra ses fonctions le 25 mars, a estimé que le pays devait "s'éloigner de l'image de paradis fiscal non coopératif", et renforcer le contact avec l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), selon le communiqué.
Le Liechtenstein est un des trois pays, avec Andorre et Monaco, qui figurent dans la "liste noire" des paradis fiscaux "non-coopératifs" en matière fiscale et judiciaire de l'OCDE, qui doit réactualiser cette liste d'ici mi-2009.
Le Premier ministre s'est déclaré en faveur de la ratification du projet d'accord conclu en décembre avec l'UE pour coopérer dans la lutte contre la fraude fiscale. "Je peux imaginer une solution pour un accord avec l'UE, qui évite, par la coopération, la fraude fiscale et établisse une compétition juste avec l'abrogation de la double imposition", a dit M. Tschütscher. "Certains éléments parlent en faveur d'une ratification du projet d'accord et d'une conclusion des négociations bilatérales avec les différents Etats membres" de l'UE, a-t-il ajouté.
Les ministres des Finances de l'Union européenne avaient demandé le 10 février la renégociation d'un accord conclu en décembre avec le Liechtenstein pour coopérer contre la fraude fiscale, afin que la principauté leur garantisse un meilleur accès à ses informations.
















