Quatre associations caritatives -Les Restaurants du cœur, Sidaction, Perce-Neige et France-Alzheimer- qui viennent d'être contrôlées par la Cour des comptes, révèlent une gestion "globalement satisfaisante", a affirmé, mardi 17 juin, le président de la 5ème chambre, Jean-Pierre Bayle, lors d'une conférence de presse.
La Cour qui "s'assure si les fonds collectés ont été employés conformément aux intentions des donateurs", a adressé une série de bons points aux associations. Les sages de la rue Cambon confirment que les recommandations émises lors de précédents contrôles (entre 2000 et 2006) ont bien été suivis de faits. Donc, le donateur peut être rassuré, résume la Cour des comptes qui suit régulièrement les associations faisant appel à la générosité publique (ARC, Ligue nationale contre le cancer, dons après le tsunami de 2004).
Restos du Cœur
La plus importante des 4 associations surveillées, "Les Restos du cœur" avec ses 5.000 bénévoles, ses 1.500 salariés et un budget de 122 millions d'euros, a réussi à renforcer "ses procédures de contrôle interne tant au niveau national que des associations départementales" et a professionnalisé les fonctions clés de l'organisation (approvisionnement, comptabilité, gestion, communication….), note la Cour.
En outre, l'association dispose de huit mois de réserves financières, qui doivent "lui permettre de faire face aux risques pouvant peser sur ses ressources et ses dépenses, dans un contexte d'augmentation du nombre de bénéficiaires et de hausse des prix des denrées alimentaires". Alors que les dons ont augmenté de 35% en quatre ans entre 2003-04 et 2006-07, la Cour souligne que "des risques réels pèsent sur ces ressources": un risque de baisse des dons des particuliers en temps de crise (ils constituent 40% des ressources), "des difficultés de prévision des recettes liées à la tournée des Enfoirées" et l'éventualité d'une baisse des aides européennes.
Sidaction
Les autres associations Perce Neige, Sidaction, France Alzheimer ont aussi amélioré leur fonctionnement. Sidaction, épinglée en 2000 pour "insuffisances dans les procédures de sélection et d'attribution des fonds", a notamment amélioré l'allocation de ces fonds en attribuant ces compétences au conseil d'administration avec l'appui d'un comité d'experts indépendants.
Ces efforts des associations qui ont appliqué les recommandations de la Cour des comptes, permettent à la Cour de souligner que son rôle n'est pas seulement "d'épingler" mais aussi d'accompagner.



















