Les soldes d'été débutent ce mercredi 24 juin, une période de bonnes affaires que les Français attendent de plus en plus. Bon nombre de familles françaises profitent de cette période pour s'habiller et la crise semble accentuer ce phénomène. C'est en tout cas ce qui s'est déjà passé pour les soldes d'hivers et qui semble se reproduire pour les soldes d'été. L'attente pourrait donc en partie expliquer la légère baisse de la consommation des produits de textile observée au mois de mai (-1,4 % après -0,2 %).

Mais d'une manière générale, la part des dépenses consacrées aux articles d'habillement et de chaussures a diminué de plus de moitié dans le budget des ménages depuis 1960, remarque l'Insee dans une étude parue mi-juin. En 2006, chaque Français a en moyenne dépensé 616 euros pour ses vêtements et 135 euros pour ses chaussures, ce qui fait une dépense totale de 47 milliards d'euros dont 39 milliards en articles d'habillement et 8 milliards en chaussures.

"La part de ces dépenses dans le budget des ménages a diminué de plus de moitié en 45 ans" passant de 11,8% du budget des ménages en 1960 à 4,7% en 2006, note l'Insee. Si les volumes achetés progressent, ils diminuent en proportion du budget moyen au profit d'autres catégories de produits, comme l'électronique par exemple. Un phénomène attribué par l'Insee à l'élévation générale du niveau de vie qui entraîne une diminution des dépenses de première nécessité. Une explication valable mais à nuancer dans la mesure où les vêtements n'étaient déjà plus en 1960 des produits de première nécessité.

Autre explication avancée par l'Insee: les prix des vêtements et chaussures ont augmenté moins vite que l'inflation. Le vêtement et la chaussure, autrefois réservés aux magasins spécialisés, sont aujourd'hui vendus en hypermarchés et supermarchés sachant que parallèlement le marché de la vente s'est concentré autour de chaînes d'enseignes et de grandes surfaces spécialisées. Et tous ces points de vente contiennent de plus en plus de produits importés de pays à faible coût de main d'œuvre. Ils sont donc moins chers.

Moins chers, certes, mais si en plus les soldes permettent de dépenser encore moins, ce n'est pas négligeable en temps de crise. Et avec des rabais importants dès la première démarque, cela permettra de vider les stocks bien remplis des commerçants.

Les soldes débutent ce mercredi 24 juin à 8h pour cinq semaines sachant que les commerçants ont maintenant le droit d'organiser deux semaines de soldes flottants dans l'année (voir l'explication sur le site de la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Les bonnes affaires se feront donc jusqu'au 28 juillet inclus. Top départ.