"Je considère que c'est important d'avoir un contact direct avec nos clients", a déclaré mercredi matin le directeur de Pôle Emploi, Christian Charpy à l'antenne de RMC. Il récuse le terme d'usagers car "ce n'est pas un beau terme. (…) Les clients de Pôle Emploi, entreprises ou demandeurs d'emploi, ne paient pas nos services mais nous leur devons la même qualité de service que s'ils payaient".

Le directeur du Pôle emploi répondait aux questions des auditeurs. Il a par ailleurs précisé que les demandeurs d'emploi radiés pour avoir refusé deux offres d'emploi raisonnables, comme le prévoit la nouvelle loi, ne représentaient qu'une minorité du total des radiés. "Si on a une centaine de radiations au maximum sur les cinq ou six derniers mois, c'est un maximum", a-t-il dit.

"Chaque mois entre 35.000 et 40.000 demandeurs d'emploi sont radiés, soit parce qu'ils ont retrouvé un travail et qu'ils ne nous ont pas prévenus ou ne sont venus au rendez-vous, soit parce qu'ils n'ont pas accepté, et c'est là une minorité, une offre d'emploi ou une offre de formation qui paraissait raisonnable", a précisé Christian Charpy.

Le privé appelé à la rescousse

La veille de ces déclarations, mardi 21 juillet, M. Charpy et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé à l'emploi, ont annoncé que les opérateurs privés, notamment des agences d'interim, seraient appelés à aider les services publics du pôle emploi, débordés par les inscriptions chômage. Le privé sera chargé du placement de 320.000 demandeurs d'emplois sur deux ans. Mais "ça reste encore marginal, comparé aux 2,5 millions de demandeurs d'emplois que Pôle emploi prend en charge", a souligné M. Charpy.