En un an, le déficit public de la France s'est creusé de 57,6 milliards d'euros et se situait, fin juillet, à 109 milliards d'euros. Alors qu'il était de 86,6 milliards d'euros à fin juin, le déficit de la France s'est creusé à cause de la dégradation de la conjoncture économique, explique Bercy.
Le gouvernement indique que les dépenses exécutées au titre du plan de relance atteignent 8,5 milliards d'euros à fin juillet, dont 3,6 milliards au titre du remboursement anticipé de la TVA. L'évolution des dépenses - hors plan de relance - est "en ligne avec les prévisions de la loi de finances", indique Bercy dans un communiqué.
Pourtant, il dépasse l'objectif initial de la loi de finances rectificative, adoptée au printemps, qui était 104 milliards. Fin juin, le ministre du Budget, Eric Woerth, avait annoncé une nouvelle prévision comprise entre 125 et 130 milliards, qui s'annonce elle aussi difficile à tenir.
Le déficit budgétaire décroît traditionnellement en fin d'année parce que les recettes sont plus importantes sur les derniers mois, mais cela risque de ne pas être le cas cette année, prévient Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas.
"D'habitude, le déficit de l'exercice est inférieur au déficit des huit premiers mois mais cette année on a un rythme de recettes qui est plus faible, et donc même si on aura une part plus importante encaissée sur la fin de l'année, il est probable qu'il soit inférieur au rythme des dépenses", dit-il en jugeant désormais hors de portée l'objectif de 125 milliards - qui était aussi la prévision de BNP Paribas.
En juin dernier, Eric Woerth avait indiqué que le déficit public de la France devrait se situer entre 7% et 7,5% du Produit Intérieur Brut en 2009. L'objectif du gouvernement est aujourd'hui de ramener le déficit à 3% du PIB d'ici 2013.





















