Le fils cadet du président de la République, Jean Sarkozy, 23 ans, est sur les traces de son père. Après avoir brigué la mairie de Neuilly et être entré au Conseil général des Haut-de-Seine, Jean Sarkozy espère décrocher la présidence de l'Epad, l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires parisien de La Défense (Epad), comme l'a été son père. (lire la carrière de Jean Sarkozy sur 20 Minutes.fr)

Jean Sarkozy va se porter candidat à la tête de l'Epad, a annoncé jeudi à l'AFP un élu UMP des Hauts-de-Seine, confirmant une information du Point.fr. "La présidence de l'Epad est vacante parce que Patrick Devedjian (son actuel président)", également président du conseil général, "a atteint la limite d'âge" fixée à 65 ans pour les établissements publics, a expliqué Thierry Solère, conseiller général de Boulogne-Billancourt.

"Tout à fait légitimement, Jean Sarkozy souhaite assumer ses responsabilités et cela ne fait pour moi aucun doute qu'il aura le soutien de l'ensemble des conseillers généraux de la majorité", a encore affirmé l'élu. Une réunion des élus de la majorité UMP-NC (Nouveau centre) au conseil général des Hauts-de-Seine, où Jean Sarkozy est élu, est prévue jeudi matin, alors que Patrick Devedjian se trouve pour sa part à Dubaï dans le cadre de partenariats économiques.

De son côté, l'un des deux administrateurs de l'Epad issus du conseil général des Hauts-de-Seine, le conseiller général NC Hervé Marseille, a indiqué à l'AFP qu'il démissionnerait de son poste à l'Epad. Cette place vacante permettrait ainsi à Jean Sarkozy d'entrer au conseil d'administration de l'établissement, puis d'en briguer la présidence.

La prochaine réunion du CA de l'Epad est prévue le 4 décembre prochain. Jean Sarkozy ne s'est pas exprimé sur le sujet.

D'importantes responsabilités

Depuis 50 ans, l'Epad a pour rôle d'aménager et d'urbaniser les 160 hectares du quartier d'affaires compris dans une "opération d'intérêt national" (OIN). Situé principalement sur les communes de Puteaux et Courbevoie, le quartier comprend 3 millions de m2 de bureaux et accueille 2.500 sièges sociaux d'entreprise, avec 150.000 salariés.

L'acte de candidature de Jean Sarkozy intervient alors que des décrets sont actuellement à l'étude pour fusionner l'Epad avec l'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche (Epasa), chargé d'urbaniser une partie de la ville de Nanterre voisine du quartier d'affaires. Le maire PCF de cette ville, Patrick Jarry, a dénoncé à plusieurs reprises ce projet car il craint de ne plus maîtriser son territoire et de voir La Défense s'étendre sur sa commune.

Autre enjeu, le "plan de renouveau" de La Défense lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l'Epad, prévoit la construction d'ici 2015 de 450.000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 150.000 issus de démolitions-reconstructions.