Les automobilistes français sont les Européens qui ont le plus significativement changé leurs habitudes de conduite pour des raisons économiques depuis les 12 derniers mois, selon une enquête Ipsos pour l'Observatoire Europcar du transport et de la mobilité. Dans un contexte de crise, 95% des Français ont modifié leurs usages de conduite, contre 89% en Europe.

Les Français qui ont changé leurs habitudes ont principalement choisi de rouler différemment (82%), notamment plus lentement, et de moins utiliser leur voiture sur des courts trajets (72%). En outre, 40% des automobilistes français, à proportion égale avec les Européens, envisagent même de se séparer de l'une de leurs voitures. Leur principale motivation est son coût trop élevé (83%), bien avant les raisons écologiques (48%).

Trop cher!

Pour 92% des automobilistes français, "posséder une voiture coûte cher" et 25% déclarent que le coût de leur voiture n'est "pas raisonnable" au regard de leur situation financière. Néanmoins, 94% restent attachés à la liberté et à l'indépendance que leur offre leur voiture, et 91% d'entre eux apprécient de posséder leur propre voiture.

Plus économes qu'écolos

Les automobilistes français se révèlent aussi plus soucieux de l'environnement : 68% d'entre eux ont changé leurs habitudes afin de moins polluer, contre seulement 54% en Europe. Ils privilégient les voitures hybrides (66%), électriques (57%) et enfin celles utilisant les biocarburants (56%).

Mais malgré toutes ces bonnes volontés, l'engouement disparaît au moment de passer à la caisse. En effet, 57% des Français ne souhaitent pas payer plus pour les véhicules propres. Et pour ceux que le tarif n'effraie pas, ils sont rarement disposés à payer plus de 10% du prix des voitures plus polluantes.

Espoirs pour l'industrie automobile

Le retour de la croissance de la production automobile mondiale se fera dès 2010 et retrouvera le volume de production de 2008 dès 2011, d'après les prévisions de PwC Automotive Institute. Ils prévoient que l’année 2014 marque un changement important, puisque selon eux, la production mondiale se fera à plus de 50% dans des pays émergents.

En termes d’enjeux, si la vague de l’électrique semble réellement enclenchée, elle reste encore très marginale dans les programmes de production annoncés par les constructeurs (environ 0,5% à horizon 2015), explique le cabinet de conseil. A cette même période, l’hybride pourrait réaliser une percée en représentant 4,5% de la production automobile mondiale.