L'association "Restaurateurs de France" a dénoncé mardi "l'acharnement médiatique" dont souffre la profession après la baisse de la TVA dans la restauration et la focalisation du débat sur la seule baisse des prix.
Dans un communiqué, son président Francis Attrazic demande aux médias et au gouvernement "un peu de patience avant d'affirmer que la profession ne tiendra pas" ses engagements.
Les "Restaurateurs de France" sont engagés "dans une démarche de qualité volontaire" en vue d'assurer au consommateur le meilleur "rapport qualité-prix, car le prix tout seul ne veut rien dire", souligne l'association.
Selon elle, la baisse de la TVA dans la restauration a été accueillie "comme un encouragement (...) sur du moyen et du long terme" par le secteur. Mais celui-ci est constitué "dans l'immense majorité de très petites entreprises, à qui on ne peut pas imposer le pas cadencé car "chaque situation est un cas particulier".
Par ailleurs, "le coût réel de cette baisse de TVA est loin des trois milliards régulièrement avancés", estime l'association, qui rappelle que les estimations initiales le chiffraient à "2,6 ou 2,7 milliards". Un montant qu'il faudrait encore revoir à la baisse, selon elle, pour prendre en compte les effets positifs liés au "sauvetage de centaines d'entreprises au bord du dépôt de bilan" ou encore à "la reprise des investissements".
"Restaurateurs de France" est le seul label officiel reconnu par l'État pour la restauration indépendante. Créé il y a dix ans, il regroupe quelque 400 restaurateurs.























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