Ces trois postes de dépenses ont représenté respectivement 25,4%, 14,6% et 12,4% des dépenses de consommation des ménages français l'an dernier. En volume, les dépenses liées au logement (qui incluent le chauffage et l'éclairage) ont progressé le plus rapidement (+2,4%). Les dépenses liées au transport ont diminué de 2,3%. Celles liées à l'alimentation sont restées stables.

Dans le budget des ménages, les achats d'articles d'électronique et d'électroménager ont progressé le plus fortement (+9%), ainsi que les dépenses liées à l'éducation à la charge des ménages (+3,3%). Les dépenses de santé à la charge des foyers français sont également en forte hausse (+5,9%) et sont sur une tendance très soutenue depuis 2005.

A la baisse, les dépenses automobiles affichent un repli de 5,3%. "Ce recul est plus marqué que celui du nombre de voitures vendues, du fait d'une déformation du marché en faveur des voitures plus petites et moins chères", explique l'INSEE.

Au total, les dépenses de consommation des Français – le principal pilier de la croissance de l'économie – ont progressé de 1% en volume l'an dernier. Elle marque une nette décélération par rapport à 2007 (+2,4%), qui s'explique notamment par la très faible progression du pouvoir d'achat des Français.

En 2009, la consommation des ménages a accusé le coup lié à la montée du chômage et aux effets de la crise sur le moral des ménages. Au cours du troisième trimestre, elle a stagné après une hausse de 0,3% au deuxième trimestre, indique l'INSEE. "Le ralentissement de la dépense en biens (-0,3 % après +0,4 %) résulte de celui en biens de consommation (-0,7 % après -0,2 %), en automobiles (+0,3 % après +3,8 %) et en produits de l’énergie (–3,2 % après -1,5 %)", souligne l'INSEE.

L'acquis de croissance de la consommation des ménages pour 2009 est désormais de 0,5%, contre 0,9% en 2008.