"Il faut que la taxe professionnelle soit supprimée au 1er janvier 2010 et que le système de compensation se mette en place", a déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde dans une interview accordée au Journal du Dimanche. Il s'agit d'une "impérative nécessité pour nos emplois et pour l'investissement de nos entreprises" et d'un "engagement du président de la République". "Nous ne reportons rien et nous dialoguons", a-t-elle ajouté.
Le gouvernement doit faire face à la grogne des sénateurs UMP et élus locaux à propos de la réforme de la taxe professionnelle, une des principales sources de financement des collectivités territoriales.
Christine Lagarde a estimé "normal qu'une réforme de cette ampleur (...) génère des questions et des inquiétudes". Mais "cette réforme est nécessaire et ce n'est pas en la repoussant qu'on la rendra plus facile", a affirmé la ministre.
Christine Lagarde estime que la critique selon laquelle la réforme serait menée sans concertation "n'est absolument pas justifiée", en soulignant que "la concertation a démarré en mars". Elle a ajouté que "la concertation se poursuivra pendant toute la durée du débat".
La ministre de l'Economie précise encore que "tous les calculs ont été fournis à l'Assemblée nationale et au Sénat, en tenant compte des évolutions du projet de loi". "Chaque élu peut demander à mon cabinet une simulation des impacts de la réforme sur sa propre collectivité", a-t-elle déclaré.




















