La députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (58 ans) sera candidate vendredi matin à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad), l'organisme chargé du foncier du quartier d'affaires parisien de la Défense, a-t-on appris de la mairie de Puteaux, confirmant une information du Monde.

"Je ne cherche rien, ni l'argent ni les honneurs. J'y vais très tranquillement. Mon mandat d'élu local a joué dans ma décision de me porter candidat", dit-elle dans le quotidien. Après l'abandon du fils cadet du chef de l'Etat, Jean Sarkozy, la maire de Puteaux aura face à elle Patrick Jarry, maire de Nanterre (PC).

Jean-Marc Michel, le président de l'Epad par intérim, a été un temps évoqué comme candidat mais il ne s'est pas prononcé. En outre, selon Le Monde, les élus de droite ont reçu la consigne de soutenir la candidature de la maire de Puteaux.

Maire et fille

Selon Christophe Grébert, conseiller municipal MoDem de Puteaux qui avait lancé la pétition contre Jean Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été "élue maire grâce au nom de son père, Charles Ceccaldi-Raynaud, à la tête de Puteaux pendant 35 ans", écrit-il sur son blog. Mais, "elle lui fait aujourd'hui la guerre. Attaques et insultes pleuvent... dans des tracts, sur des blogs et jusqu'au conseil municipal", ajoute t-il.

Son père, Charles Ceccaldi-Raynaud a aussi présidé l'Epad de 1987 à 1989 puis de 1993 à 1998. Quant au fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Vincent, il est maire-adjoint et président du groupe UMP au conseil de Puteaux.

La mairie de Puteaux estime dans un communiqué que pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud, "ses connaissances des problématiques de l'Epad et ses mandats de député des Hauts-de-Seine et maire de Puteaux justifient sa candidature: un élu local à la tête de l'Epad est conforme à l'esprit des lois de décentralisation".

Un CA qui penche UMP

Le conseil d'administration de l'Epad, dans lequel est rentré Jean Sarkozy sans pouvoir atteindre la présidence, va désigner demain par un vote le remplaçant de Patrick Devedjian, qui doit laisser son poste car il est atteint par la limite d'âge de 65 ans.

Le CA compte 18 administrateurs dont 9 sont des représentants de l'Etat et 9 des collectivités locales.

Parmi les élus des collectivités, on compte à droite: 4 élus UMP: la maire de Puteaux, le maire de Courbevoie, les 2 représentants des Hauts de Seine - Patrick Devedjian et Jean Sarkozy - et le représentant de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, proche de l'UMP (ancien conseiller municipal de Neuilly lorsque Sarkozy était maire).

Seule la maire de Puteaux (et Jean Sarkozy) n'est atteinte par la limite d'âge.

A gauche, on compte également 4 administrateurs: le maire de Nanterre (PCF), le représentant de la ville de Paris (PS), le représentant de la région Ile-de-France (PS), et le représentant du Stif (les syndicats des transports de l'Ile-de-France) membre du PS.

Lors de la polémique autour de la candidature de Jean Sarkozy, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement; avait proposé que les représentants de l'Etat ne votent pas. Si c'était le cas, et si les élus UMP soutenaient la maire de Puteaux, elle serait assurée de gagner avec un vote de plus.