Le ministre français chargé du plan de relance Patrick Devedjian a déclaré mercredi que 2,1 milliards d'euros avaient été dépensés jusqu'à présent par les entreprises publiques sur les quelque 4 milliards prévus par le plan.

"Les entreprises publiques ont largement soutenu l'investissement, et je dis bien les entreprises publiques parce que les entreprises privées nous les attendons un peu", a lancé M. Devedjian lors d'une conférence de presse consacrée au bilan du plan, un an après son lancement.

Le plan de relance de l'économie annoncé en décembre 2008, d'un montant initial de 26 milliards d'euros, prévoit un investissement de 4,13 milliards d'euros de la part des entreprises publiques.

Anticipation

Modernisation des agences de La Poste, accélération de la livraison de trains neufs pour la SNCF, amélioration de la ligne A du RER pour la RATP... la plupart des investissements réalisés l'ont été par "anticipation", ont détaillé plusieurs grands patrons présents aux côtés du ministre.

"Nous avons choisi des projets existants, délibérément, pour que les investissements aient lieu immédiatement", a expliqué Patrick Devedjian. "Très souvent le plan de relance est venu ajouter à un tour de table financier ce qui manquait pour passer à l'acte", a-t-il ajouté.

"On ne cannibalise pas l'emploi de demain (...) on gravit une marche qui était nécessaire", a assuré Pierre Mongin, PDG de la RATP.

7 milliards de plus

Sur 2009 et 2010, Patrick Devedjian a par ailleurs répété que le plan de relance devait permettre de "créer ou préserver" un total de 400.000 emplois.

Détaillant l'enveloppe des investissements réalisés, il a assuré que 28 milliards d'euros avaient été dépensés depuis le lancement du plan sur les 33 prévus.

Dans son chiffrage, le ministère de la Relance ajoute aux 26 milliards d'euros initialement votés par le Parlement 7 milliards de "mesures nouvelles ou dotations supplémentaires", notamment dans le domaine de l'emploi.