La dette publique de la France (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) continue sa hausse. Elle atteint désormais le montant record de 1.457,4 milliards d'euros à la fin du troisième trimestre 2009, en augmentation de 29,4 milliards d'euros en trois mois, a annoncé mercredi l'Insee.
Cette dette, calculée selon les critères européens de Maastricht, représentait ainsi fin septembre "approximativement" 75,8% du produit intérieur brut (PIB), soit 1,9 point de plus qu'à la fin du mois de juin.
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Déficit budgétaire
Depuis le début de la crise économique, la dette publique française a explosé, comme dans la plupart des autres pays européens .
D'après la loi de finances pour 2010, elle devrait grimper jusqu'à 77,9% du PIB à la fin de l'année et atteindre 84% du PIB en 2010. Mais ce dernier chiffre pourrait sûrement encore augmenter d'un point seon l'Insse puisqu'il ne prend pas en compte le chantier du grand emprunt.
Le surplus de dette enregistré au troisième trimestre 2009 sert essentiellement, selon l'Institut, à financer le déficit budgétaire de l'Etat.
La contribution de ce dernier à la dette publique progresse ainsi de 23,4 milliards en trois mois, tandis que celle des administrations de sécurité sociale augmente de 5,9 milliards d'euros et celle des administrations publiques locales de 0,5 milliard d'euros.
Engagements européens
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé l'organisation en janvier d'une conférence nationale sur les moyens de résorber les déficits et la dette, afin de respecter les engagements européens de la France. Le Pacte de stabilité et de croissance oblige en effet les pays de l'UE à contenir leurs déficits en-dessous de 3% du PIB.
Un engagement mis entre parenthèse durant la crise mais Bruxelles a exigé des Etats membres qu'ils commencent l'assainissement de leurs finances publiques au plus tard en 2011.





















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