Les patrons des casinos français, Partouche, Groupe Barrière en tête, tirent la sonnette d'alarme. Le secteur des jeux va mal. Plusieurs facteurs sont en cause: l'interdiction de fumer dans les casinos, la baisse du pouvoir d'achat, la crise, la concurrence de la Française des Jeux et du PMU et surtout cellr, illicite, des jeux en ligne sur internet. Une concurrence "illégale", rappelle le Groupe Barrière, alors que l'ouverture du marché à la concurrence n'est pas prévue avant 2009.
Tous ces facteurs négatifs se sont immédiatement répercutés sur l'activité des casinos. Le produit brut des jeux (PBJ) s'est effondré: -15,5% en août, -20% en septembre et -16,5% en octobre. Et pour l'ensemble de l'année, les casinos s'attendent à une baisse de 10,2% par rapport à 2006-2008, estime la profession.
Du coup, patrons de Casino, syndicats et organisations professionnelles se sont unis pour dresser une liste de requête au gouvernement. Pour soutenir leur activité, les casinos demandent un allégement de leur fiscalité pendant une période de deux ans, et une plus grande souplesse dans la réglementation sur les machines à sous.
Pour être sûr d'être écoutés, les casinos ont des arguments de poids: la profession "compte 18.200 employés" et surtout les casinos participent largement au budget de la commune où le ils sont implantés. L'ensemble des prélèvements obligatoires de l'Etat sur les PBJ des casinos se monte à 58%. Sur ce montant, 15% revient au budget des communes où le casino est implanté. Le président de l'Association des casinos indépendants de France (ACIF), Luc Le Borgne a ainsi souligné que la commune de Barbazan (Haute-Garonne) avait en 2007 reçu 529.00 euros de prélèvement du casino, soit 74% de son budget.
La branche attend maintenant une réponse du gouvernement.
Le produit brut des jeux (PBJ) dans les casinos s'oriente, pour l'exercice 2007-2008, vers une baisse de 10,2% par rapport à 2006-2008, a annoncé mercredi 19 novembre la profession à Paris. Le PBJ correspond à la différence entre les mises et les gains, c'est l'équivalent du chiffre d'affaires des casinos français.
Les casinotiers qui avaient vu ce produit augmenter de 3,07% pour l'exercice 2006-2007, ont subi, selon la profession, de plein fouet l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer le 1er janvier 2008, la "crise" qui s'est installée en France et à la concurrence de la Française des Jeux et du PMU. De janvier à octobre 2008, la baisse du PBJ a été de 13,5% par rapport à la même période de 2007, avec une baisse de 15,5% en août, de 20% en septembre et de 16,5% en octobre.
Allègement et souplesse
Les dirigeants des casinos demandent un allègement de la fiscalité "pendant une période transitoire de deux ans" et une plus grande souplesse dans la réglementation sur les machines à sous.
Les trois syndicats patronaux (Casinos de France, Syndicat des casinos modernes de France, l'Association des casinos indépendants de France) ont présenté les chiffres portant sur 170 des 197 casinos français pour leur exercice annuel (1er novembre - 30 octobre) 2007-2008. Les casinos français comptent 18.200 employés et proposent 22.000 machines à sous et des jeux de table comme la roulette ou le poker.


















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