La majorité sénatoriale a amélioré lundi 24 novembre, dans le cadre du projet de budget 2009, le controversé bouclier fiscal en permettant à ses bénéficiaires de réduire eux-mêmes leur facture fiscale sans attendre le remboursement du fisc. Les sénateurs ont adopté un amendement de la commission des finances prévoyant "l'autoliquidation" du bouclier fiscal. Ses bénéficiaires pourront, au lieu d'attendre un chèque de remboursement des sommes trop perçues, choisir de les imputer directement sur leur impôt sur la fortune ou sur leurs taxes foncières et d'habitation.

Jusqu'à présent, les contribuables doivent demander à l'administration, l'année suivant leur déclaration le remboursement fiscal auquel ils ont droit lorsque leurs impôts excèdent 50 % de leurs revenus.

La gauche a défendu en vain des amendements de suppression du bouclier fiscal et a voté contre son "autoliquidation". La ministre de l'Economie Christine Lagarde a soutenu le principe de cette modification, jugeant qu'"il est préférable que le contribuable puisse limiter l'impôt qu'il paie plutôt que de demander le remboursement". Elle a proposé une modalité qui fasse que l'Etat "n'ait pas à subir un double coût sur la même année" (remboursement de l'année précédente + déduction de l'imposition), compte "tenu de l'état des finances publiques".