Les patrons de PME ne voient pas venir le 1er janvier d'un bon œil. A cette date, les heures de chômage partiel devraient être indemnisées à hauteur de 60%, contre 50% auparavant, selon un accord syndicats-patronat. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a écrit lundi 29 décembre au Premier ministre François Fillon pour lui exprimer ses craintes concernant cette hausse. Elle a rappelée d'ailleurs ne pas être signataire "pour l'instant" de l'accord négocié sur la revalorisation de l'indemnisation du chômage partiel.

La confédération patronale ne veut pas encaisser cette hausse des indemnités sans un coup de pouce supplémentaire de l'Etat. Elle a fait une demande auprès de Bercy pour que le remboursement supplémentaire de l'indemnisation par l'Etat, qui est de 1,20 euro, s'élève à 1,40 euro pour les PME. "Les nouvelles règles consisteraient notamment à revaloriser l'indemnisation horaire minimale en la faisant passer de 4,42 euros à 6,84 euros, ce qui représente un surcoût notable pour les entreprises", argumente Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, dans sa lettre à François Fillon.

Ce n'est pas le seul motif d'insatisfaction de la CGPME alors qu'approche la nouvelle année. Dans sa ligne de mire: la hausse de la cotisation patronale d'assurance vieillesse (+0,3%) "particulièrement inopportune", selon elle, et prévue elle aussi pour le 1er janvier. Elle souhaite qu'elle soit repoussée, après avoir demandé sa baisse. "Même si ce report a été plusieurs fois évoqué par voie de presse, aucune confirmation officielle n'est intervenue à ce jour", s'inquiète-t-il dans une lettre également datée de lundi.

Dans une interview publiée mi-décembre, le ministre du Travail Xavier Bertrand s'était déclaré "prêt à regarder le calendrier" des hausses de cotisation retraite prévues par le gouvernement "pour ne pas augmenter le coût du travail".