Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, a appelé lundi 16 février à une "trêve" en Guadeloupe où des tensions se sont intensifiées avec barrages routiers, interpellations et gardes à vue, assurant que "la situation n'est pas acceptable". "La situation n'est pas acceptable, avec des risques de dérive", a-t-il mis en garde à son ministère à Paris où il avait reçu de nombreux représentants d'associations et fédérations patronales. "Ca a été une journée de tensions, il faut vraiment qu'on aille vers une trêve de ces tensions", a dit le ministre.

"L'Etat est là pour protéger les Guadeloupéens. Il n'est pas question que des événements graves - je pense ici à mai 67 - se produisent", a-t-il averti, en allusion à des émeutes sanglantes les 25, 26 et 27 mai 1967 à Pointe-à-Pitre. "Il faut donc que chacun prenne ses responsabilités pour que le calme revienne et que l'on n'aille pas à l'affrontement", a insisté Yves Jégo. "L'Etat tiendra toutes ses promesses. Dans la coulisse, les choses avancent au niveau salarial", selon lui.

Yves Jégo avait annoncé qu'il recevrait Laurence Parisot, présidente du Medef, mardi 17 février à 13hmais cette rencontre est finalement reportée, pour des problèmes d'agenda de Laurence Parisot, selon le ministre. En revanche, Nicolas Sarkozy a donné rendez-vous jeudi 19 février à l'Elysée aux élus d'Outre-mer.