Willy Angèle, président de l'antenne guadeloupéenne du Medef, a affirmé vendredi 27 février à la presse qu'une "bonne dizaine" d'organisations professionnelles, dont la sienne, ne signeraient pas l'accord conclu dans la nuit entre le LKP et une partie minoritaire du patronat. Ecartant l'exhortation de l'organisation nationale du Medef qui, de Paris, l'a pressé de retourner à la table des discussions, le responsable guadeloupéen a indiqué qu'il n'y était pas convié vendredi après-midi.
Willy Angèle n'envisage pas d'y retourner tant que sa sécurité ne sera pas "assurée". "C'est moi qui vais apprécier si ma sécurité est assurée. Mme Parisot est à 7.000 km", a-t-il affirmé. Le patron des patrons guadeloupéens affirme avoir été victime mercredi d'une "tentative d'agression physique" par Elie Domota, le leader du LKP. L'accord conclu la veille s'est fait, selon lui, entre "le LKP et des organisations patronales minoritaires qui sont très proches du LKP".
Le Medef et les autres organisations patronales --CGPME, UPA, transports, BTP, tourisme et industrie notamment-- qui affirment représenter 90% des salariés guadeloupéens, veulent négocier sur leur propre proposition d'accord interprofessionnel "qui est sur la table depuis lundi" et qui est discutée, selon lui, avec les émissaires du gouvernement. Elle est articulée sur proposition de "bonus de vie chère" entre 50 et 90 euros en fonction de l'effectif de l'entreprise. Selon Willy Angèle, "bon nombre de branches" ne pourront pas assumer une augmentation de salaires de 200 euros, qui selon l'accord signé dans la nuit devrait être totalement à la charge des entreprises dans deux ans.
















