En France, le taux de chômage des actifs de 15-24 ans est l' un des plus élevés d'Europe avec 21,2% au 4e trimestre 2008, notamment car les moins de 25 ans présents sur le marché du travail sont souvent peu ou pas diplômés et peinent à s'insérer. Et le phénomène s'amplifie. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse de 15,4 % et celui des moins de 25 ans est lui en hausse de 23,1%. De plus, moins de la moitié des jeunes au chômage perçoivent une indemnisation, contre 60% des demandeurs d'emploi.
Près de 35% des emplois occupés par les moins de 30 ans sont des contrats temporaires ou aidés par l'Etat, contre moins de 15% pour l'ensemble des salariés. Les jeunes des quartiers populaires sont deux fois plus touchés selon un rapport rendu à ce sujet en juillet.
Les causes du chômage massif des jeunes sont multiples et complexes. Les faiblesses liées à la formation et les difficultés d'approche des entreprises sont souvent citées. Pour résoudre ce problème national, un plan global serait donc nécessaire. Il faudrait ainsi s'attaquer à la fois à l'échec scolaire, mais aussi à une sérieuse préparation à l'insertion professionnelle et aux modalités de recrutement.
Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, a installé hier la première réunion de la Commission sur la politique de la jeunesse qui doit faire des propositions en juillet à ce sujet. Il avait notamment expliqué le matin même sur France Inter que les jeunes "n'arrivent pas à trouver de travail parce qu'ils n'ont pas les quelques centaines d'euros pour payer le permis de conduire. Quand on était sur les moins jeunes avec le revenu de solidarité active (RSA) au delà de 25 ans, on a mis en place une aide au retour à l'emploi qu'on peut déclencher, et bien je veux qu'on la déclenche", a-t-il déclaré.






















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