D'après une enquête révélée par le mensuel Alternatives Economiques, les sociétés du CAC40 totalisent près de 1.470 filiales dans des paradis fiscaux soit 16% de leurs sociétés implantées à l'étranger. L'optimisation fiscale est une pratique courante aussi bien pour les banques qui se révèlent être le plus engagées dans les paradis fiscaux que pour les multinationales françaises.
La BNP arrive en tête du classement selon le magazine avec 189 filiales soit 23% de ces filiales installées dans des centres offshores ou des pays appliquant peu ou prou de réglementations sur les transactions financières et appliquant des taux d'imposition très faibles sur les revenus des capitaux. La BNP est suivie par LVMH (140 filiales) et Crédit Agricole (115). D'après les recherches des auteurs, les entreprises françaises s'installent en priorité au Royaume-Uni (La City), aux Pays-Bas, en Suisse, au Luxembourg, à Singapour, en Irlande et à Hongkong.
D'après l'enquête, "les banques françaises s'installent dans les centres financiers offshore pour faire fructifier discrètement et à moindre coût fiscal le patrimoine des personnes aisées, gérer les salaires des cadres à haut revenu en dehors du regard du fisc, accompagner les stratégies internationales des multinationales qui pratiquent 'l'optimisation fiscale'".
Pour les multinationales telles que LVMH, Schneider, PPR, France Télécom, Danone, Pernod et Capgémini, elles utilisent les paradis fiscaux comme base de leurs investissements vers d'autres pays étrangers. "A partir des données de la Cnuced, on peut montrer qu'un tiers du stock d'investissements à l'étranger des multinationales se situe dans les paradis fiscaux", relève l'enquête.
















