La France aime Hollywood et ses dollars. Paris a lancé une opération séduction aurpès des majors américaines pour faire la publicité d'une nouvelle disposition fiscale votée par l'Assemblée nationale en décembre 2008. Cette niche fiscale spécialement conçue pour les producteurs étrangers consiste en un abattement fiscal de 20% des dépenses de tournage réalisé sur le territoire. Si les producteurs du film ne réalisent pas de bénéfices, cette incitation se transforme en un crédit d'impôt avec un plafond fixé à 4 millions d'euros. Pour y être éligible, une production étrangère doit dépenser au moins un million d'euros sur le territoire, et y tourner au minimum cinq jours.
Les studios hollywoodiens réagissent favorablement à cette nouvelle aide, a affirmé, vendredi 13 mars, Franck Priot, délégué général adjoint de Film France, organisme financé par l'Etat qui promeut le territoire national auprès des industries cinématographiques étrangères. Au terme de leur visite à Los Angeles, Franck Priot et David Martinon, le consul général de France à Los Angeles, ont expliqué s'être transformés en "VRP" pour vanter ce nouveau dispositif qui vise à restaurer la compétitivité de la France comme lieu de tournage, notamment vis-à-vis de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne, où existent des mesures similaires.
Après avoir rencontré pendant toute la semaine des responsables des "majors", les grand studios hollywoodiens comme Fox, Warner ou Disney, il y a l'idée que "la France revient dans le jeu", a indiqué Franck Priot. A peine la mesure adoptée, Woody Allen avait déjà déclaré en décembre vouloir venir tourner son prochain film à Paris alors que son projet était resté dans les cartons par manque de moyens.
















