Devant les ouvriers de l'usine Alstom d'Ornans, Nicolas Sarkozy a répondu à sa majorité, agitée par un éventuel aménagement du "bouclier fiscal". "Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts, moi. Si on veut augmenter les impôts dans notre pays, il y a tellement de candidats pour les augmenter, vous aurez l'embarras du choix aux prochaines élections! Moi, j'ai été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et avec l'usine", a lancé le Président aux salariés de l'usine.

"S'il y en a que ça démange d'augmenter les impôts, ils oublient qu'on est dans une compétition. Mon but, c'est de faire venir en France, faire investir en France des gens qui ont de l'argent dans nos usines et dans nos entreprises, ce n'est pas de les faire partir", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas enrichir Monaco, moi. Je ne veux pas enrichir la Suisse, je ne veux pas enrichir l'Autriche. Je veux que les gens viennent dépenser leur argent en France et investir en France", a insisté le chef de l'Etat.

Plusieurs élus et personnalités de la majorité se sont interrogés à haute voix sur l'opportunité de suspendre le "bouclier fiscal", qui a coûté 458 millions d'euros à l'Etat, ou d'instaurer une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus en temps de crise.