La fronde de quelques députés UMP contre le bouclier fiscal a fait long feu. L'Assemblée nationale a rejeté jeudi 19 mars un amendement du député UMP René Couanau visant à "suspendre" le bouclier fiscal pour les revenus de 2009, lors de l'examen du collectif budgétaire. Le président UMP de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie et le président UMP du Sénat, Gérard Larcher avaient soutenu cet ammendement. Le chef de l'Etat avait adressé un rappel à l'ordre à ses troupes, lors d'une visite de l'usine Alstom d'Ornans, en rappelant "qu'il n'avait pas été élu pour augmenter les impôts".
"Si tout le monde est d’accord sur le principe du bouclier fiscal, son niveau et son contenu demeurent en revanche problématiques", a défendu René Couanau. "Par rapport à 2007, la conjoncture a totalement changé. Nous nous efforçons désormais de rassurer, de redonner confiance et de prendre des mesures d’équité en accompagnement des mesures économiques. Dans cette perspective, il me semble bénéfique d’annoncer la suspension – et non la suppression – d’un dispositif dont on ne connaît pas exactement les effets. Loin d’être marginal, mon amendement soulève une question de fond, qui resurgira probablement rapidement, notamment à l’occasion de la discussion du projet de loi de finances pour 2010. Puisque nous examinons un projet de loi de finances rectificative dont l’objectif est de dynamiser l’économie et de redonner confiance, je plaide pour que cette mesure soit adoptée dès maintenant", a t-il soutenu dans l'exposé des motifs.
14.000 foyers ont bénéficié du bouclier fiscal qui limite le taux d'imposition des ménages à 50% du revenu. En 2008, le bouclier fiscal a représenté 450 millions d'euros de manque à gagner pour les caisses de l'Etat.























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