Nicolas Sarkozy a annoncé ce mercredi qu'un projet de loi serait déposé en octobre pour les 35 milliards d'investissements prévus pour les transports du Grand Paris. En inaugurant, au palais de Chaillot, l'exposition sur les travaux des dix architectes ayant planché sur l'aménagement de la région-capitale, le chef de l'Etat a assuré qu'il s'agit de faire en sorte que "les travaux démarrent avant 2012", alors qu'"il faut dix ans, en allant vite, pour construire les infrastructures du nouveau système de transport".
Pour améliorer les déplacement des millions de Franciliens, Nicolas Sarkozy a confirmé la création d'"un nouveau système de transport automatique rapide à grande capacité de 130 km qui permettra de relier les grandes polarités urbaines de demain". Ce "grand huit", encore à l'état de "schéma de principe", desservira une dizaine de "territoires de projet" (Saclay, Massy, Orly, Roissy, Descartes-Noisy, Le Bourget, Saint-Denis-Pleyel, La Défense, Versailles, Villejuif, Clichy-Montfermeil). M. Sarkozy souhaite que "là où c'est possible, il soit aérien" et d'un "design, ergonomie et technologie exemplaires".
Le chef de l'Etat a aussi affirmé que "dans le Grand Paris beaucoup de projets sont rentables" et "feront l'objet de partenariats public-privé" (PPP). Selon lui, "la valorisation du foncier procurera d'importantes recettes". Pour le financement des transports, il a confié à un élu francilien, Gilles Carrez (UMP), maire du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, "la mission de (lui) faire des propositions".
S'adressant au président PS du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, il a affirmé que "ce qui a été décidé sera mis en oeuvre". "Les engagements de l'Etat seront tous tenus, les cofinancements de l'Etat prévus dans le contrat de projet et pour la modernisation du RER ne seront pas mis en cause", a-t-il précisé.
Et selon lui, "on ne fera pas l'économie d'une réflexion sur le principe d'une tarification unique pour que le coût du transport soit le même pour tous les citoyens du Grand Paris où qu'ils habitent".

















