Renault
Le constructeur français a décidé d'arrêter la production de plusieurs de ses usines pendant une à deux semaines en France et quelques jours dans certains sites à l'étranger. L'usine de Flins dans les Yvelines qui emploie 4.000 salariés est fermée depuis lundi 27 octobre pour quinze jours. Sont également concernées les usines de Douai (Nord), du Mans (Sarthe), de Sandouville (Seine-Maritime), de Maubeuge (Nord), de Batilly (Meurthe et Moselle) et de Cléon (Seine-Maritime). A l'étranger, la production sera arrêtée entre un et deux jours sur les sites de Bursa (Turquie) et de Novo Mesto (Slovénie). Dix jours de journées non travaillées interviendront d'ici fin décembre à Valladolid (Espagne). A Renault-Le Mans, "c'est la plus grande mesure de chômage partiel depuis 1995", a réagi la CGT qui estime que "la crise a bon dos. Les ventes de Renault ne sont pas catastrophiques".
Peugeot
Même maux, même remèdes chez PSA-Peugeot Citroën. En France, la marque au lion a décidé 10 jours chômés à Mulhouse, 18 à Sochaux, 16 à Hordain Sevelnord (Nord). A Rennes, de 2 à 8 jours chômés suivant les équipes. Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), passé de 4 à 3 équipes début juin, n'est pas concerné ce trimestre. En Espagne, il y aura 15 jours chômés à Madrid et 12 à Vigo. En Slovaquie, à Trnava, la deuxième équipe sera supprimée les vendredis à partir de novembre, avec deux jours chômés en décembre.
Michelin
L'usine Michelin de Roanne, qui emploie 900 personnes, sera fermée pendant cinq jours fin décembre pour faire face à l'"effondrement" des commandes des constructeurs automobiles. Idem à Cholet où l'usine, qui compte 1.350 salariés et fabrique des pneus pour camionnettes et 4X4, connaîtra une période de chômage technique de douze jours fin décembre.
ArcelorMittal
Le numéro un mondial de l'acier a annoncé jeudi 30 octobre qu'il arrêtait pour au moins deux trimestres des hauts-fourneaux sur une douzaine de ses sites européens. Trois en France sont concernés, avec les sites de Dunkerque (Nord), Florange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Ces arrêts devraient s'étaler au moins sur le quatrième trimestre 2008 et le premier trimestre 2009. Raison évoquée: faire face à une nette baisse des commandes des constructeurs automobiles.
L'Oréal
Chez le numéro un mondial des cosmétiques, la crise frappe de plein fouet et force à prendre des décisions quasi-historiques. Pour "la première fois depuis de très nombreuses années" selon le directeur général Jean-Paul Agon, le groupe va fermer deux usines européennes, une à Monaco et l'autre au Pays-de-Galle, qui emploient au total 458 salariés, pour regrouper certaines de leurs activités sur d'autres sites ouest-européens.

















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