La Chine fait-elle preuve de protectionnisme? Récemment, Pékin a prié les autorités locales de donner la priorité aux entreprises chinoises dans les projets liés au plan de relance de l'économie de 420 milliards d'euros. "Pour les marchés publics, sauf lorsque le produit ou le service n'est pas disponible dans le pays, ou ne peut être acquis sur des termes commerciaux raisonnables, les produits domestiques doivent être achetés", a indiqué l'administration.

Cette directive officielle va à l'encontre du discours de la Chine lors du G20, où elle a appelé ses partenaires à ne pas céder aux sirènes du protectionnisme. La Commission européenne s'est d'ailleurs inquiétée, mercredi, à propos de cette nouvelle règle imposée aux responsables locaux. Et a demandé des "clarifications".

Réponse de la Chine, ce jeudi: "ce document vise à conserver un environnement de marché juste pour la concurrence, ce qui est aussi conforme à la loi chinoise sur les appels d'offres", a affirmé à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang. "Ce n'est pas une affaire de discrimination contre les entreprises ou produits étrangers".

La Chine ne semble pas aller à l'encontre des traités qu'elle a signé. En adhérant à l'Organisation mondiale du commerce fin 2001, elle n'a pas signé l'accord sur les appels d'offres gouvernementaux.