Le Luxembourg n'est -presque- plus un paradis fiscal. Le petit pays européen a été retiré de la liste "grise" des paradis fiscaux. Il a signé mercredi les douze accords d'échange d'informations fiscales requis par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
"Le Luxembourg a signé un avenant à son accord de double imposition avec la Norvège, portant à 12 le nombre d'accord d'échange d'informations fiscales et franchissant ainsi le seuil requis pour être considéré comme ayant substantiellement appliqué les règles internationales en la matière", a indiqué l'OCDE dans un communiqué.
Inscrit sur la liste "grise" des paradis fiscaux publiée début avril par l'OCDE, le Luxembourg figure désormais sur la liste "blanche" réunissant les territoires qui appliquent "substantiellement" les standards internationaux, a ajouté l'Organisation.
"En trois mois, le Luxembourg a mis en pratique son engagement de coopérer entièrement sur les questions fiscales" et contribue à renforcer la marche vers "la transparence" au niveau mondial, a réagi le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, cité dans le communiqué.
"J'attends avec impatience de voir d'autres pays suivre l'exemple du Luxembourg", a-t-il ajouté.
Le seuil des douze accords requis est un bon indicateur de progrès, a par ailleurs commenté Angel Gurria. Mais "les chiffres ne sont pas l'essentiel", a-t-il ajouté, estimant que ce seuil n'était pas "un plafond" mais qu'il s'inscrivait dans un "processus dynamique".
Le Luxembourg a ainsi fait part de son intention de continuer à négocier de nouveaux accords d'échange d'informations, a assuré le secrétaire général de l'OCDE.
Depuis début avril, le Luxembourg est le deuxième pays à être retiré de la liste "grise" des paradis fiscaux après les Bermudes, le 8 juin.

















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