"Nous allons travailler avec nos partenaires et les organisations internationales pour élaborer une proposition commune sur les principes et les meilleures pratiques en matière d'investissement agricole international", indique ce projet de texte. Les Nations unies ont publié fin mai un rapport mettant en garde contre l'augmentation des achats massifs de terrains agricoles en Afrique par des investisseurs privés et sur les dangers qu'ils représentent.

Augmentation des prix

Plusieurs pays, dont la Chine ou la Corée du Sud, se sont lancés dans des achats importants de terres agricoles à la faveur de la récente augmentation des prix des produits agro-alimentaires. "Les achats de terres sont en rapide augmentation en Afrique et ailleurs, entraînant le risque, si ces opérations sont mal réalisées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles", avertit ce rapport, fruit d'une étude dans huit pays.

Conséquence crise alimentaire

"Ce nouveau phénomène d'achat massif de terres agricoles est la conséquence de la récente crise alimentaire et de la volatilité des prix de la nourriture", avait alors souligné Alexander Mueller, responsable du Département de l’environnement et des ressources naturelles à la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation).

L'Organisation d'aide ActionAid UK a toutefois critiqué le G8 estimant qu'il n'allait pas assez loin avec ce texte. "L'acquisition de terres prive des communautés locales et retire de la nourriture pour les plus pauvres", a déclaré Meredith Alexander, qui supervise le G8 pour cette ONG.

Les huit pays les plus industrialisés (G8) doivent discuter vendredi de l'Afrique à l'occasion d'un réunion de travail élargie à des pays africains dont l'Afrique du Sud, l'Ethiopie, le Nigeria et le Sénégal.

Emissions de gaz à effet de serre divisées par deux

Le G8 a également décidé de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990 et de "80% ou plus" celles des pays industrialisés, afin de limiter le réchauffement global à 2°C, selon la déclaration finale du sommet de L'Aquila. "Nous reconnaissons l'avis scientifique général selon lequel l'augmentation de la température moyenne globale au-dessus du niveau pré-industriel ne devrait pas dépasser 2°C", indiquent les huit dirigeants dans cette déclaration dont l'AFP a obtenu une copie.

"Ce défi mondial ne peut être relevé que par une action mondiale. C'est pourquoi nous réitérons notre volonté de partager avec tous les pays l'objectif d'une réduction d'au moins 50% des émissions mondiales d'ici 2050 (...). Nous soutenons également l'objectif d'une réduction cumulée des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés de 80% ou plus d'ici 2050 par rapport à 1990 ou à des années plus récentes". Cette dernière phrase laisse la porte ouverte aux Etats-Unis qui se sont engagés sur des réductions de plus de 80% en 2050 de leurs émissions nationales par rapport à 2005.