Le président américain aimerait bien éviter d'adopter un second plan de relance. En réponse à un journaliste de CNBC qui lui demandait s'il penchait en faveur d'un nouveau plan de relance, Barack Obama a répondu: " Je suis très enclin à ne pas faire ça". Et ce, même si le chômage continue de monter actuellement.
"Ce qui retient notre attention, c'est la façon de créer des emplois (...) sans ajouter au déficit", a déclaré Obama lors de cette interview sur la chaine télévisée américaine.
Le débat doit faire rage bparmi les conseillers économiques d'Obama à propos de l'opportunité ou non de lancer un second plan. Le milliardaire Warren Buffett, qui a l'oreille du président, avait déclaré en juin qu'un second plan de relance était nécessaire. Mais une majorité d'économistes estiment qu'il n'en faut pas, selon l'enquête mensuelle de juillet menée par le Wall Street Journal.
Obama a promulgué mi-février un plan de relance budgétaire doté d'une force de frappe de 787 milliards de dollars sur trois ans, et dont le but affiché est de permettre le sauvetage ou la création de plus de trois millions d'emplois.
"Une des premières choses que nous avons faites avec le plan de sauvetage a été de prévoir que l'emploi serait en retard" sur la reprise. Et c'est la raison pour laquelle ce plan a été conçu pour durer plusieurs années, a-t-il ajouté. Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner avait déjà fermé la porte à un nouveau plan de relance en juillet, alors que le déficit budgétaire pourrait atteindre cette année la somme inouïe de 1.580 milliards de dollars.
Depuis le mois de février, le taux de chômage américain a gagné 1,6 point. Il s'établissait à 9,7% fin août. La Maison Blanche a estimé jeudi que le plan de sauvetage avait permis de sauver ou de créer plus d'un million d'emplois.





















