Les négociations sur le climat ne vont "pas dans le bon sens", a déclaré jeudi le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l'UE. Quelques jours après un premier sommet réuni à l'ONU à New York, les dirigeants des plus grands pays pollueurs du monde, en particulier les Etats-Unis et la Russie, devaient discuter à nouveau au G20 des moyens d'arriver à un nouvel accord sur les émissions de gaz à effet de serre.
Un nouvel accord devrait en effet être conclu à la conférence de Copenhague, prévue du 7 au 18 décembre, pour prendre le relais du protocole de Kyoto qui s'achève en 2013.
Le pessimisme domine
Mais le pessimisme domine du côté européen. Lors d'une conférence de presse avec le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, à quelques heures de l'ouverture du sommet du G20, Fredrik Reinfeldt a déclaré qu'ils étaient "tous les deux très inquiets de la situation sur le climat, s'agissant des négociations". "En fait, elles sont en train de ralentir, ça ne va pas dans le bons sens, ce n'est pas acceptable", a-t-il martelé.
Le premier ministre suédois a rappelé que le temps pressait. "Il n'y a que 75 jours", alors "qu'il y a beaucoup de choses à régler, et c'est inquiétant", a-t-il ajouté. La chancelière allemande Angela Merkel ne s'est guère montrée plus optimiste. "Il a eu des progrès, particulièrement du côté chinois, maintenant du côté japonais, et avec la rencontre à l'ONU avec (le secrétaire général) Ban Ki-moon", a convenu Mme Merkel avant de quitter Berlin pour Pittsburgh.
"Mais je dois dire que quand je regarde ce qui reste à faire avant Copenhague, on ne peut pas être content", a-t-elle admis. Les pays européens attendent beaucoup des Etats-Unis et des pays émergents, notamment la Chine, dans ce domaine.
Les Etats-Unis et la Chine en ligne de mire
Alors que la présidence Bush avait purement et simplement refusé d'appliquer les objectifs de Kyoto, le nouveau président Barack Obama promet depuis janvier de prendre des mesures fortes pour participer à la réduction des gaz à effet de serre. Le Congrès n'a toutefois pas encore légiféré sur la question.
Le président chinois Hu Jintao a de son côté déjà promis de réduire "notablement" la croissance des émissions de gaz à effet de serre de son pays d'ici 2020, comparativement à 2005.
Même si la question du climat figure au menu du sommet du G20, peu d'observateurs s'attendent à une avancée majeure sur le sujet. Les négociateurs du dossier pourront encore espérer faire des progrès lors d'une réunion programmée à Bangkok la semaine prochaine.
















