Le changement climatique offre une "chance en or" à l'Union européenne et aux Etats-Unis de travailler ensemble pour économiser l'énergie, réduire les émissions polluantes et créer de nouveaux marchés d'énergies, a affirmé la ministre suédoise de l'Energie Maud Olofsson, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, le 4 novembre dernier à Washington.
"Nous savons que le changement climatique est une grave menace et il peut aussi être une chance en or pour les Européens et les Américains" de coopérer dans le secteur de l'énergie, a dit "Il y a de nombreux domaines dans lesquels nous pouvons travailler mais je pense que nous devons nous concentrer sur certains d'entre eux", a relevé la ministre après avoir présidé le premier conseil énergétique UE-Etats-Unis en présence du secrétaire américain à l'Energie Steven Chu.
Créer un meilleur marché énergétique
"Nous devons développer de nouvelles technologies et d'autres sources d'énergies renouvelables. Nous devons aussi créer un meilleur marché (énergétique), un marché plus compétitif", a-t-elle ajouté, insistant sur l'importance de la collaboration entre les entreprises américaines et européennes.
Mme Olofsson a affirmé que la mise en oeuvre de politiques énergétiques communes pouvait être un "outil" important pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone, sujet de la grande conférence de Copenhague prévue le mois prochain.
De son côté, Steven Chu a déclaré que les participants à ce premier conseil espéraient que ce serait "la première rencontre d'une longue série qui va fortement améliorer la capacité des Etats-Unis et de l'Union européenne à passer à une économie respectueuse de l'environnement" s'appuyant "sur des énergies renouvelables".
Intérêts communs
"Ces changements sont extrêmement importants, à la fois pour notre sécurité énergétique, pour notre développement économique mutuel et bien sûr pour le climat mondial", a dit le secrétaire américain à l'Energie au début du conseil au département d'Etat américain.
Le sommet de Copenhague, du 7 au 18 décembre, a pour objectif de déboucher sur un nouveau traité global sur le climat pour remplacer le protocole de Kyoto qui expire en 2012, mais les négociateurs ont peur que les chances d'aboutir à un accord soient déjà, avant même le début du sommet, très faibles.
Richard Morningstar, l'envoyé spécial américain sur les questions d'énergie en Europe et en Asie, a souligné que le secteur privé aurait un "rôle très important" dans le travail du conseil de l'énergie UE-Etats-Unis. Il a également indiqué que les discussions allaient aussi aborder la question de l'avenir de l'énergie nucléaire.


















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