Les dirigeants qui vont participer la semaine prochaine au Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec) à Singapour vont appeler à une réduction des émissions de gaz à effet de serre et au maintien des plans de relance économique, selon un projet de résolution obtenu ce vendredi par l'AFP.

A quelques semaines du sommet de Copenhague, où un accord semble compromis, les dirigeants de l'Apec comptent appeler à une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 par rapport au niveau de 1990. "Nous pensons que les émissions globales devront atteindre un niveau maximum au cours des prochaines années et devront être réduites de 50% sous leur niveau de 1990 d'ici à 2050", selon le projet de texte.

Les dirigeants de l'Apec devraient réaffirmer leur résolution à obtenir "un bon accord à Copenhague afin de permettre une mise en application complète, efficace, durable de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC)".

L'action visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre devra être "accompagnée de mesures visant à aider les pays les plus vulnérables à s'adapter aux effets indésirables du changement climatique", a encore souligné le texte.

Sur le plan économique, les dirigeants des 21 pays membres du Forum s'engagent également à un maintien des plans de relance. "Nous maintiendrons nos politiques de relance économique jusqu'à ce qu'une reprise durable soit assurée", ajoute le projet de texte, soulignant que "la reprise économique ne s'appuie pas encore sur des bases solides".

Le sommet des dirigeants de l'Apec, auquel doit assister le président des Etats-Unis Barack Obama, ainsi que la Chine, se tiendra les 14 et 15 novembre et doit aborder le reprise économique mondiale, les questions environnementales et le libre-échange.

Des vastes plans de relance mis en place par plusieurs pays asiatiques afin de soutenir la demande intérieure ont fortement contribué à aider la région à faire face à la crise économique mondiale, selon des analystes. Le montant global de ces plans de relance a atteint 1.000 milliards de dollars américains, selon un bilan établi par Standards and Poor's, la Chine consacrant à elle seule 585 milliards de dollars à soutenir son économie.