Effet psychologique garanti: le chômage américain a dépassé en octobre la barre des 10%, atteignant 10,2%. Le marché de l'emploi souffre encore de destructions d'emplois massives, bien qu'en baisse, selon les chiffres officiels corrigés des variations saisonnières publiés vendredi à Washington.
Le rythme des destructions d'emploi a néanmoins ralenti par rapport à un mois de septembre catastrophique. L'économie américaine a détruit 190.000 postes en octobre, soit 13,3% de moins que le mois précédent, mais toujours bien plus qu'en août, quand les licenciements nets étaient tombés à 154.000, a indiqué le département du Travail.
"Faiblesse persistante"
Les chiffres publiés "contiennent à la fois les signes d'un rétablissement et la preuve douloureuse de la faiblesse persistante du marché de l'emploi", a réagi la conseillère économique en chef du président Barack Obama, Christina Romer.
La baisse des licenciements reste cependant moins forte que ne le prévoyaient les analystes. Ces derniers tablaient sur 175.000 suppressions de postes.
Malgré la révision en forte baisse du nombre d'emplois perdus en septembre, le taux de chômage a bondi de 0,4 point pour atteindre 10,2%. Ce niveau n'avait plus été constaté depuis le mois d'avril 1983, et dépasse largement les attentes exprimées dans le consensus médian des analystes (9,9%).
Prévisions caduques
La prévision de la banque centrale américaine d'un chômage maximum de 10,1% en 2009 est d'ores et déjà caduque.
Dans le secteur des services, qui représente près de 85% de la main-d'oeuvre employée non-agricole, les destructions de postes ont reculé de 42%, pour représenter 61.000 licenciements nets.
Bonne nouvelle
C'est l'une des rares bonnes nouvelles de ce rapport, avec le fait que, dans le privé, un nouveau secteur, celui des services aux entreprises, a été créateur net d'emplois en octobre (18.000) s'ajoutant à celui de l'éducation et la santé, le seul qui continuait jusque-là, envers et contre tout, à créer des emplois.






















