Ca, c'est une suprise. Les Etats-Unis et la Chine souhaitent que la conférence internationale sur le climat de Copenhague aboutisse à un accord avec "effet immédiat", a annoncé ce mardi le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse avec son homologue Hu Jintao.
Faisant état de "progrès" sur cette question dans ses discussions avec le président Hu, Barack Obama a déclaré que "sans les efforts à la fois de la Chine et des Etats-Unis, les deux plus gros consommateurs et producteurs d'energie, il ne peut y avoir de solutions".
"Nous sommes convenus de travailler à un succès à Copenhague", a affirmé Barack Obama qui, deux jours avant, lors du Forum de l'Apec, prônait un simple accord politique.
"Notre but (...) n'est pas un accord partiel ni une déclaration politique, mais plutôt un accord qui couvre toutes les questions dans les négociations et ait un effet immédiat".
Aucun détail n'a été donné sur les concession que chacun est prêt à faire. Pour les Etats-Unis, non-signataires de l'accord de Kyoto, le problème est double. Ils doivent d'une part s'engager à réduire considérablement leurs émissions de gaz à effet de serre alors qu'ils sont le premier pollueur mondial par habitant, et d'autre part financer l'aide internationale. Et on sait déjà que les pays en développement demandent une enveloppe importante.
Mais déjà, afficher les bonnes volontés est une avancée considérable. Même si elles se font sous la pression internationale. Les Etats-Unis étaient, depuis quelques jours, montrés du doigt comme étant le principal obstacle à un accord de Copenhague.
La Chine et les Etats-Unis sont les deux plus gros pollueurs de la planète et de nombreux pays attendent des initiatives des 1ère et 3e puissances économiques mondiales à la conférence sur le climat prévue du 7 au 18 décembre à Copenhague.

















