Une première. Le président américain Barack Obama a chiffré l'effort que les Etats-Unis étaient prêt à fournir afin de contrer le réchauffement climatique. Il offrira à la conférence de Copenhague sur le climat une baisse de 17% des émissions CO2 des Etats-Unis en 2020, puis de 30% en 2025 et de 42% en 2030 par rapport aux niveaux de 2005, a annoncé mercredi la Maison Blanche.
Seul hic, cet engagement prend pour année de référence 2005 alors que les accords internationaux (Protocole de Kyoto) ou régionaux (accord européen de 2007) prennent pour point de départ 1990. L'Europe -seul région à avoir pris des engagement contraignants- s'est ainsi engagée à réduire ses émissions de 20% en 2020 par rapport à 1990 et de porter cet effort à 30% si un accord international est pris.
A Copenhague, les pays les plus engagés souhaitent une réduction des émissions de l'ordre de 30 à 40% d'ici à 2020 par rapport à 1990, ce qui permettrait de limiter le réchauffement climatique à 2°c.
Car, selon l'étude annuelle du consortium scientifique Global Carbon Project, publiée mardi 17 novembre dans la revue Nature Geoscience, les émissions de CO2 se sont accélérées avec une hausse de 29% dans le monde depuis 2000 et de 41% depuis 1990. Cela corrsepond au pire scénario avancé par le le GIEC, le groupe intergouvernemental d'expert sur le climat, en 2007.
Premier élan
La présidence américaine n'a pas précisé dans l'immédiat à quoi correspondaient ces réductions par rapport à 1990.
Toujours est-il que les annonces chiffrées de Washington sont "extrêmement encourageantes" à l'approche de la conférence de Copenhague, a réagi le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo. Obama a décidé de se rendre à la conférence internationale "pour donner de l'élan aux négociations" sur le climat, a déclaré son principal conseiller pour les questions climatiques, Mike Froman.
















