Les annonces de ces-derniers jours de la Chine et des Etats-Unis sur la baisse de leurs émissions de gaz à effet de serre ont, un peu, éclairci le ciel de Copenhague. Pour le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, en tout cas, "la confiance est revenue", a-t-il affirmé dans un entretien à La Tribune de vendredi, à quelques jours de la conférence internationale sur le climat.
"La confiance est revenue. Copenhague peut et doit réussir", a-t-il déclaré. "On peut parvenir à un accord politique précis qui engage, qui contient des chiffres pays par pays", a ajouté Jean-Louis Borloo. Pour le ministre du Développement durable, "ce qui compte c'est que chacun mesure l'importance d'aller vers une société plus sobre en carbone et prenne des engagements clairs".
Interrogé à propos des objectifs américains de baisse des émissions de CO2, il a estimé qu'"il ne faut pas surestimer les chiffres que vient d'avancer la Maison-Blanche. Ils se situent en-dessous de ce qui a été prévu à la conférence de Bali sur le climat et sont inférieurs aux recommandations des scientifiques". "C'est-à-dire une baisse des émissions des pays industrialisés de moins 25% à moins 40%", a rappelé Jean-Louis Borloo.

















