Deux ans de travaux préparatoires et ce sera peut être à la dernière minute que les chefs d'Etat signeront un accord sur le réchauffement climatique à Copenhague. C'est dire la difficultés des négociations.
Le but affiché du sommet, qui rassemble un nombre record de 120 leaders du monde entier, est d'obtenir un accord limitant la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés.
Les discussions se poursuivaient après 18H00 locales (17H00 GMT), horaire initialement prévu pour la cérémonie de clôture, mais l'incertitude restait totale et la tension palpable.
Selon le président français Nicolas Sarkozy, les négociations sont "dures": "On ne veut pas d'un accord médiocre", a-t-il déclaré. Mais le président américain n'a pas fait de nouvelles propositions dans son discours et préfère, lui, un accord à minima plutôt que de revenir les mains vides.
La Chine et les autres grands émergents refusent obstinément depuis six mois d'y souscrire tant que les pays industrialisés ne réhausseront pas leurs ambitions pour leurs propres réductions d'émissions d'ici 2020.
Une nouvelle version du projet de déclaration politique que doivent adopter les dirigeants leur a été soumise en fin d'après-midi comportant un objectif mondial de réduction de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre à horizon 2050. Mais les négociations pourraient se terminer sur une simple déclaration politique sans engagement.
"Absence de progrès"
Depuis dix jours, les pourparlers coincent sur la répartition des efforts, tant financiers qu'en termes d'engagements sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre. L'affrontement oppose notamment les Etats-Unis et la Chine, tandis que les pays en développement soupçonnent les "grands" de vouloir les marginaliser.
Se disant "préoccupée par l'absence de progrès", l'Union européenne a semblé renvoyer les deux plus grands pollueurs de la planète dos-à-dos en appelant chacun à aller "de toute urgence jusqu'à l'extrême limite de leur flexibilité".



















