Finir la présidence de l'Union européenne par un accord historique de lutte contre le réchauffement climatique. L'ambition de Nicolas Sarkozy est grande en ces temps de crise. Le chef de l'Etat français a sobrement indiqué jeudi 11 décembre au soir, après la première journée sommet des dirigeants des 27 pays de l'UE consacrée principalement au climat, que "ça progresse". "On se dirige vers un compromis", lui a fait écho le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
Les pays européens négocient d'arrache-pied la mise en oeuvre d'un triple objectif pour 2020: réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie.
Combler le fossé
La première journée du sommet a permis de combler une grande partie du fossé qui existait avec trois pays: l'Allemagne, l'Italie et la Pologne.
Tous se sont déclarés peu ou prou satisfaits des dernières propositions sur la table, qui devaient être affinées dans la nuit avant d'être soumises ce vendredi 12 décembre au matin aux dirigeants des 27 pays de l'UE. Leurs travaux reprennent vers 10h.
La Hongrie rechigne
La Hongrie en revanche rechigne à accepter le compromis, car elle juge insuffisant un mécanisme prévu pour aider les pays de l'Est à s'adapter aux nouvelles normes environnementales.
Le plan européen contre le réchauffement du climat est basé sur l'introduction de la vente aux enchères à partir de 2013 de quotas d'émissions de CO2 à l'industrie et à tous les secteurs économiques.
Exemptions
Toutefois, pour pouvoir emporter l'adhésion des différents pays dans un contexte délicat de récession économique, de nombreuses exemptions ou délais sont prévus. Ce qui fait dire aux défenseurs de l'environnement que le plan est vidé en partie de sa substance.
Poznan
Si un accord est trouvé, les Européens n'en ambitionnent pas moins d'ériger leur plan en modèle pour le reste du monde. Notamment à la conférence de Poznan sur le climat qui s'achève également ce vendredi.
Elle a pour objectif de mettre sur orbite la négociation du futur accord climatique qui relaiera le Protocole de Kyoto - dont les premiers engagements expirent en 2012 - et éviter à la planète Terre des catastrophes climatiques: sécheresses, inondations, pénuries d'eau, migrations massives et même conflits armés pour le contrôle des ressources. Et cette fois, les Etats-Unis s'avère disposés à discuter. Malgré la crise.
















