Les accords de Bretton Woods, signés en juillet 1944, jettent les bases d’un nouveau système économique, monétaire et financier. Ils sont d’abord une réponse commune des Etats Nations pour assurer une croissance économique durable, le retour à l’emploi, le développement des échanges commerciaux et la stabilité des taux de change après la seconde guerre mondiale.
D’inspiration libérale, les accords de Bretton Woods consacrent le rôle dominant des marchés dans la croissance mais affirment aussi la nécessité de la régulation étatique dans la bonne marche des marchés. Les signataires de Bretton Woods ont en tête la grande récession des années 30 caractérisée par la défaillance des marchés (crise boursière et bancaire) et l’escalade protectionniste entre les Etats (contrôle des changes, barrières douanières).
Le dollar roi
La philosophie de Bretton Woods assoit donc le principe de coopération entre des Etats. Les organisations internationales qui naissent de ces accords (FMI, Banque Mondiale, GATT devenu l’OMC) ont vocation à fournir un cadre institutionnel aux marchés, voire des outils d’intervention publique. En cela, les organisations internationales peuvent être vues comme des producteurs de bien public mondial (établir des règles communes, harmoniser les politiques et les normes, assurer les risques de balance de paiement…)
Les accords de Bretton Woods font également apparaître un nouvel ordre international. Ils affirment le leadership américain, principale puissance économique de l’après guerre, et le dollar comme nouvel étalon des monnaies.
Influence américaine
Ce pouvoir politique apparaît clairement dans la lutte d’influence que se sont livrées les délégations américaines et britanniques pour imposer leur vision des organisations internationales. Le plan américain porté par Harry White l’emportant sur celui de JM Keynes.
Le système de Bretton Woods s'est effondré en 1971 avec la décision de Richard Nixon de laisser le marché déterminer le prix du dollar, jusqu'alors convertible en une quantité déterminée d'or. A côté des organisations internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC) sont apparues depuis de nouvelles instances du pouvoir économique: les organisations régionales telles que l'Union Européenne, l'Alena, l'Asean…et les organisations mondiales (G7, G21, Groupe de Cairns...).



















