La principauté de Monaco se dit prête vendredi 13 mars, au vu des dernières brèches ouvertes par plusieurs pays en matière de secret bancaire, à "accroître sa coopération dans le domaine de la lutte contre la fraude fiscale".

"Monaco se déclare prêt à accroître sa coopération dans le domaine de la lutte contre la fraude fiscale, conformément aux critères internationaux", indique un communiqué du Ministère d'Etat, siège du gouvernement monégasque.

"Considérant les récentes évolutions en matière de fiscalité et de secret bancaire", la principauté de Monaco "ne restera pas à l'écart du mouvement général de transparence conforme aux standards de l'OCDE", insiste le communiqué, sans préciser les évolutions que Monaco souhaite appliquer à sa législation.

Pour l'instant, les autorités monégasques communiquent des informations sur les comptes étrangers mais uniquement aux juges des pays concernés --et dans le cadre d'une commission rogatoire-- mais pas aux administrations fiscales.

La principauté figure avec Andorre et le Liechtenstein sur la liste de paradis fiscaux établie en 2005 par l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques). Une liste préparatoire actualisée doit être avalisée par le G20, qui décidera ou non de rendre publique une "liste noire" officielle lors du sommet du 2 avril à Londres.

La menace d'y figurer et de se voir soumis à des sanctions a incité ces derniers jours plusieurs pays à annoncer un assouplissement de leur secret bancaire. L'Autriche, le Luxembourg, la Suisse, Andorre et le Liechtenstein ont assuré être prêts à se montrer plus coopératif. L'OCDE a également relevé vendredi des avancées à Singapour, Hong Kong, l'île de Man et les Iles Caïmans.