La restauration rapide profite de la crise. Les consommateurs, en ces temps de baisse du pouvoir d'achat, délaissent les restaurants traditionnels de moyen gamme (service à table) pour privilégier les chaînes de restauration rapide: les fast-food, dominés par McDonald's ou Quick, les croissanteries, les saladeries ou encore les pizzerias où les produits sont à emporter. Il ne faut pas s'y tromper, si personne ne peut rater le M jaune de McDonald's et le gigantesque Q blanc sur fond rouge de Quick, la restauration rapide est un marché atomisé. Les établissements de moins de 10 salariés représentent 85% du tissu commercial, soit près de 18.000 établissements répartis sur le sol français.
Ce secteur ne représente qu'un quart du marché de la restauration, mais sa croissance ne se dément pas depuis plusieurs années. Entre 2000 et 2008, le taux de croissance est de 5,4% par an en moyenne, selon Xerfi. Notamment du fait des changements sociaux qui ont entraîné un éloignement du lieu de travail, une augmentation de la population féminine active, une réduction du temps de pause déjeuner et une fragmentation des repas.
A cela s'ajoute une crise économique sévère en France, une aubaine pour la restauration rapide qui va pouvoir mettre en exergue les prix de ses menus."Opérant des arbitrages budgétaires dans leurs dépenses, les consommateurs délaisseront en effet les établissements traditionnels, privilégiant partiellement les formules de restauration à petit prix", prédit Xerfi, dans son étude sur la restauration rapide. Du coup, les acteurs vont pouvoir capter cette partie de clientèle plus adepte en temps normal des restaurants traditionnels.
Grâce aux changements structurels des habitudes alimentaires, la restauration rapide souffrira peu de la mauvaise conjoncture en 2009, même si la croissance en volume devrait baisser et être atone en valeur. Qu'importe, pour dynamiser le secteur, les acteurs vont poursuivre les ouvertures d'établissements. Si cela est vrai pour McDonald's qui compte ouvrir 30 magasins par an, cela l'est aussi pour les autres chaînes qui investissent les gares (comme la Croissanterie) les parcs de loisirs, ou même les grands magasins (comme Paul).






















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