Le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier, venu à Washington lundi 9 février rencontrer son homologue américain, a affirmé ne pas sentir l'administration de Barack Obama prête à faire un pas pour éviter que le roquefort ne soit frappé par des droits de douane prohibitifs.

L'administration de George W. Bush avait décidé peu avant son départ en janvier de tripler à partir du 23 mars les droits de douane du roquefort, en rétorsion contre le refus persistant de l'Union européenne d'importer du boeuf aux hormones. En réponse, la France a annoncé son intention d'introduire avec la Commission européenne un contentieux devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Interrogé pour savoir s'il espérait que l'administration Obama revienne sur cette décision, Michel Barnier a répondu: "franchement, je ne peux pas dire ça aujourd'hui". "J'espère qu'à force de se parler avec cette nouvelle administration, nous aboutirons à aborder cette question de manière plus constructive", a-t-il expliqué.