Madrange va bientôt changer de main. La direction de la société d'agro-alimentaire a confirmé aux représentants du personnel, lors d'une réunion du comité central d'entreprise les négociations en cours avec un repreneur, la société Financière Turenne Lafayette (FTL), selon Le Figaro. Le montant avoisinerait les 52 millions d'euros sachant que Madrange réaliserait un chiffre d'affaires de 380 millions d'euros. "Rien n'est signé aujourd'hui, nous sommes toujours en négociation", tient toutefois à nous préciser Madrange.
Madrange, souvenez-vous, c'est "le jambon star", comme le rappellent les inimitables spots publicitaires de la marque. Des spots qui ont souvent fait appel à des vedettes.
Cette vente est un virage stratégique pour Madrange, dont la création remonte à 1924 par la famille Latronche avant d'être reprise par les Madrangeas. La société dont le siège social est à Limoges va rejoindre le groupe agro-alimentaire constituée par Monique Piffaut (actionnaire de 75,6% du capital de FTL). La directrice a déjà sous sa coupe les couscous Garbit, et le jambon Paul Prédault.
Avec Madrange, elle va un peu plus s'imposer dans l'univers hautement concurrentiel du jambon où peu de groupes familiaux sont restés indépendants: Herta, groupe allemand appartenant à Nestlé détient 13,4% de parts de marché en France pour des ventes supérieures à un milliard d'euros. Le groupe Aoste, spécialiste du jambon cru, est passé en 2006 sous la cape de Smithfield Foods (propriétaire de Jean Caby) et du fond Oaktree Capital Management. Aoste réalise aujourd'hui 800 millions d'euros net de chiffre d'affaires.
Fleury Michon fait figure de cavalier seul. Mais le groupe a bien l'intention de rester familial et indépendant. Pour survivre, l'entreprise a su se diversifier et évoluer du seul jambon sous cellophane en libre service aux plats préparés.
Et pour les fans, un dernier spot.























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