Le café, deuxième produit, en valeur, sur le marché mondial est sans conteste devenu un enjeu économique de taille.
Très concentré, le marché du café est tenu par trois pays producteurs qui représentent à eux seuls la moitié de la production, à savoir le Brésil, le Vietnam et la Colombie. Or, ces pays sont à la peine: le gouvernement brésilien, premier producteur mondial, vient d'annoncer un probable recul de sa production de café de 20% en 2009 de 51 millions de sacs (de 60 kilos) en 2008/2009 à 37,8 millions la saison suivante, explique l'édito des matières premières. Le Vietnam, pour sa part, est confronté à de fortes pluies qui pourraient baisser le rendement de ses pieds de café.
Avec une demande stable voire en hausse et une baisse de la demande, le prix du café augmente. Ainsi, selon l'organisation nationale du café (ICO), le prix du café arabica colombien atteint des plus hauts à New York: 225 cents par livres ce 14 mai contre 190,94 cents par livres en avril, et 134,72 cents en décembre 2008.
La tendance ne devrait pas se retourner dans les prochains mois, et déjà les industriels doivent répercuter les hausses des prix enregistrés depuis la fin de l'année 2008. Ainsi, Kraft, propriétaire de MaxHell House, a augmenté de 19% le prix de ses marques de cafés colombiens, selon le Financial Times. Des augmentations qui pourraient calmer les aficionados du petit noir.






















