Avec cette manifestation, les syndicats veulent dénoncer le mal-être au travail qui sévit au sein de l'opérateur France Télécom, frappé par une vague de suicides (24 salariés en 18 mois).

"Pour que les choses changent en profondeur et durablement, les organisations syndicales appellent le personnel à agir sous toutes les formes y compris par la grève", ont indiqué dans un communiqué commun la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, FO, et Sud.

Négociation nationale sur le stress

Cette journée d'action n'est pas organisée aujourd'hui par hasard: se tiendra également ce jour une réunion de négociation nationale sur le stress à France Télécom. De façon symbolique, la manifestation parisienne prendra place au même endroit que cet réunion (rue Jobbé Duval, 75015, 12H). Les rassemblements dans le reste du pays sont organisés devant les directions territoriales.

Un fusible saute

Lundi 5 octobre, à la veille de cette journée d'actions syndicales, France Télécom a fait un pas vers ses salariés en annonçant le remplacement par Stéphane Richard du numéro deux du groupe, Louis-Pierre Wenès, et une prolongation jusqu'à la fin de l'année du gel des mutations.

Ces mesures viennent alors que le dernier suicide a eu lieu lundi 28 septembre: un homme de 51 ans a mis fin à ses jours en se jetant d'un viaduc autoroutier en Haute-Savoie, après avoir écrit une lettre dénonçant le climat délétère au sein de l'entreprise.