Etre cumulard, ce n'est pas une tare. Le président de la Poste, Jean-Paul Bailly, a fait valoir les avantages pour une entreprise publique d'avoir des patrons particant à plusieurs conseils d'administration. Il s'exprimait devant les députés afin de démonter une éventuelle loi qui l'empêcherait de siéger dans d'autres entreprises.
Avant l'examen de la réforme de la Poste à l'Assemblée en décembre, Jean-Paul Bailly a suggéré aux députés de revoir une disposition prévue par la réforme et selon laquelle "le président du conseil d'administration de la Poste ne peut détenir en parallèle aucune autre responsabilité dans une entreprise".
Gouvernance
"On apporte beaucoup quand on participe à ces conseils d'administration et on apprend beaucoup par exemple en terme de gouvernance", a déclaré le président de la Poste, selon une source parlementaire.
Cette disposition "semble lui interdire de siéger dans les conseils d'administration des filiales. On peut comprendre qu'il soit difficile d'accepter que le président de la maison-mère ne puisse exercer ses responsabilités", a commenté le député PS François Brottes, qui assistait à l'audition.
Le cas Proglio
"Au-delà de cela, il n'y a aucune raison, pour nous, d'étendre le dispositif. Or, le sentiment qu'on peut avoir, c'est qu'il souhaiterait que cela soit étendu à d'autres conseils d'administration qui n'ont rien à voir avec la Poste", selon François Brottes, qui évoque le cas d'Henri Proglio.
Le Conseil des ministres a officiellement nommé mercredi Henry Proglio au poste de PDG d'EDF en remplacement de Pierre Gadonneix. Proglio doit conserver la présidence du conseil d'administration de Veolia Environnement. Ce cumul de fonctions inédit a suscité les critiques de l'opposition.
Adopté au Sénat, le projet de loi sur la réforme de la Poste doit être examiné à partir du 1er décembre en commission à l'Assemblée, puis à partir du 15 décembre en séance.

















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