Le Medef vient d'annoncer une "remise exceptionnelle" de 6% sur les cotisations de ses adhérents en 2010 en signe de "solidarité" vis-à-vis des entreprises face à la crise, au moment où l'industrie agroalimentaire menace de quitter l'organisation patronale.

"Nous avons acté une réduction des cotisations de -6%", a déclaré la présidente du Medef Laurence Parisot lors de sa conférence de presse mensuelle à Paris, au lendemain d'un conseil exécutif de l'organisation qui a adopté son budget à l'occasion d'un "vote unanime".

Elle a affirmé que les cotisations représentaient "à peu près 60% du budget du Medef", qui va devoir "faire des économies sur tout ce qui est programmes et opérations" et donc "un peu moins de forums ou de colloques".

Le président du comité financier du Medef Jean-Louis Schilansky a souligné qu'il s'agissait d'une "remise exceptionnelle aux fédérations sur le budget 2010" en signe de "solidarité par rapport à leurs difficultés" face à la crise.

Mode de calcul

Il a aussi annoncé une réflexion sur un éventuel changement du mode de calcul des cotisations.

L'Association des industries agroalimentaires (Ania) doit examiner jeudi, lors de son conseil d'administration, la poursuite de sa participation au Medef. "Dans un contexte de crise, les budgets de cotisations doivent être retravaillés en fonction de ce qui est prioritaire", avait expliqué la semaine dernière une porte-parole de cette importante branche professionnelle à l'AFP.

La "remise" décidée par le patronat intervient à la veille d'une année électorale pour le Medef. Mme Parisot a d'ores et déjà annoncé qu'elle briguerait un nouveau mandat.

Le président de l'Ania, Jean-René Buisson, avait soutenu l'actuelle patronne des patrons lors de sa première élection en 2005.